Escale au Pakistan ...  

 

 

Pakistan

Le Pakistan en général.

Karachi
Karachi : port du Pakistan.
Plan de vol etape 5
Plan de vol FSNAV vers Calcutta.

 

 


 

Le Pakistan en général :

La république islamique du Pakistan est située au nord-ouest de l’Inde et à l’est de l’Iran et de l’Afghanistan; 803940 km²; environ 129700000 habitants (croissance démographique 2,8 % par an); capitale Islamabad. Nature de l’État: république islamique. Langues officielles: urdu et anglais. Monnaie: roupie pakistanaise. Religion: islam (sunnites, 76,7 %; chiites, 19,8 %).

Géographie physique et humaine : Le Nord, montagneux, est occupé par le haut Himalaya (plus de 8000 m dans l’Hindou Kouch) et ses bordures des confins afghans, auxquels font suite, à l’ouest, les chaînes moins élevées du Béloutchistan. De rares passes (Khayber, Quetta), voies d’échanges essentielles depuis l’Antiquité, franchissent ces obstacles. L’ensemble domine à l’est la vallée de l’Indus, dont l’amont est constitué par le piémont du Pendjab, «pays des cinq rivières» (l’Indus et quatre de ses affluents), et l’aval par une plaine, le Sind, désertique avant d’être irriguée. L’Indus se ermine par un puissant delta que borde une côte inhospitalière. À l’est de la vallée de l’Indus, on trouve les bordures sableuses du désert de Thar. Le climat est aride, à peine touché par la mousson, mais les eaux abondantes issues de l’Himalaya ont permis, grâce à l’irrigation, une transformation complète du milieu. Le Pakistan est un carrefour ethnique mais présente une forte unité religieuse depuis la partition de 1947 (départ des hindous et afflux des musulmans qui vivaient en Inde). Le Pendjab et la basse vallée de l’Indus groupent l’essentiel des habitants. Près de 70 % des Pakistanais sont encore des ruraux mais la croissance démographique et l’exode rural renforcent le poids des villes.

Économie : Le Pakistan a connu un véritable décollage agricole grâce à l’irrigation. Les grands travaux d’hydraulique sur le bassin de l’Indus (en particulier le barrage de Tarbela, achevé en 1976) ont permis de multiplier par quatre la superficie irriguée depuis 1947. Elle dépasse aujourd’hui 16 millions d’hectares, principalement dans le Pendjab et le Sind, soit 75 % des terres arables. En quinze ans, de 1975 à 1990, le Pakistan est parvenu à satisfaire ses besoins alimentaires; la production de blé, principale céréale vivrière, a doublé, celle de maïs a augmenté de 50 % et celle de riz de 40 %. La grande culture d’exportation est le coton, qui fournit 20 % des recettes extérieures. L’élevage extensif domine dans les montagnes du Nord et les régions sèches de l’Ouest qui sont aussi une grande zone de production d’opium et de cannabis et où se pratique la contrebande de marchandises variées. L’agriculture souffre encore d’inégalités foncières graves; les puissantes familles des zamindars ne représentent que 10 % des propriétaires mais contrôlent près de 50 % des terres. La faiblesse des ressources énergétiques et minérales naturelles (production notable de gaz et d’hydroélectricité et un peu de pétrole) explique que l’industrie se soit développée à partir des matières premières agricoles; textile, travail du coton, tapis représentent 40 % des exportations du pays, qui dispose aussi d’une industrie agroalimentaire et de pôles chimiques et de raffinage à Karachi et à Lahore. La conjoncture du début de la décennie 90 est difficile: déficit commercial, endettement, moindres devises envoyées par les émigrés, 3 millions de réfugiés afghans, troubles politiques et sociaux, contentieux frontalier avec l’Inde. Un vaste programme de privatisation est mis en place depuis 1991.

Histoire : Zone de passage et terre de conquête, la vallée de l’Indus a connu de nombreuses vagues d’envahisseurs, dont la première, indo-européenne, repoussa, vers le milieu du IIe millénaire avant J.-µ noirs dravidiens vers le sud de l’Inde. En 712, les Arabes pénétrèrent dans le Sind, et, notamment sous l’impulsion de Mahmud de Ghazni (999-1030), l’islam se propagea dans toute la vallée de l’Indus. Tour à tour sous la domination de dynasties turques et afghanes, puis de la dynastie moghole, la plaine de l’Indus a une histoire peu différente de celle de l’Inde jusqu’à la fin du XIXe siècle. Dans la lutte contre la présence britannique naquit l’idée d’un État autonome islamique; ainsi, en 1906, est fondée la Ligue musulmane, qui lutta sur deux fronts: aux côtés du Congrès indien, contre la domination britannique, et contre l’hégémonie des hindous. Revendiquée par ‘Ali Jinnah à partir de 1940, la partition de l’empire fut acceptée par les Britanniques en 1947.

Cet État, regroupant tous les territoires à majorité musulmane, se trouva divisé en une partie occidentale et une partie orientale (le Bengale), séparées de 1700 km. De plus, les États princiers d’Hyderabad et du Cachemire refusèrent le principe de la partition (la partition du Cachemire entre l’Inde et le Pakistan résultant de trois guerres). La première phase de l’histoire du nouvel État s’acheva en 1971, avec la révolte des Bengalis du Pakistan oriental, qui se considéraient comme les «parents pauvres» de l’association. Aidés militairement par l’Inde, ils firent sécession et créèrent le Bangladesh. Après 1971, le Pakistan fut dirigé par Ali Bhutto, renversé et assassiné en 1977 par un coup d’État du général Zia Ul-Haq, qui instaura une dictature militaire. La Pakistan a joué un rôle actif dans la guerre d’Afghanistan (1979-1989) en aidant la résistance contre l’envahisseur soviétique. Après la mort accidentelle de Zia Ul-Haq (1988), les élections ont été remportées par le parti du peuple pakistanais (P.P.P.) de Benazir Bhutto, mais elle a été évincée par l’action conjuguée de l’armée et des traditionalistes religieux (1990). Mian Nawaz Sharif, dirigeant de la ligue musulmane pakistanaise (P.L.M.), lui a succédé, mais un conflit constitutionnel avec Ishaq Khan l’a contraint à démissionner. En 1993, Benazir Bhutto a repris la tête du gouvernement, en remportant les élections législatives, tandis que Farouk Ahmed Leghari est élu à la présidence du pays. Malgré des oppositions actives, le caractère islamique de l’État s’est accentué, tandis que sunnites et chiites se déchirent: les violences confessionnellles et ethniques au Baloutchistan, au Pendjab et à Karachi ont contribué à créer un climat quasi insurrectionnel (1995). En novembre 1996, le président Leghari a limogé Benazir Bhutto, dissous l’Assemblée nationale et a demandé au nouveau Premier ministre, Meraj Khaled, d’organiser de nouvelles élections. Le 3 février 1997, le leader de la Ligue musulmane Nawaz Sharif, est sorti vainqueur des élections législatives et a pris la tête du nouveau gouvernement.

 


 

Karachi, port du Pakistan :

Karachi, port du Pakistanà l’ouest du delta de l’Indus est le chef-lieu de la province du Sind.

5.100.000 habitants.

Principale ville et port du pays (exportation de coton), premier centre industriel (textile, produits chimiques, raffineries de pétrole, constructions mécaniques).

Karachi a été capitale du Pakistan jusqu’en 1960.

 


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